Aéroport de Nairobi : le Kenya lance un projet d’expansion stratégique pour l’aviation régionale
Le Kenya a officiellement dévoilé un plan stratégique majeur visant à transformer l’aéroport international de Nairobi en une plateforme aéronautique de classe mondiale. Ce projet d’envergure, confirmé par le président William Ruto, prévoit une modernisation profonde de l’actuel Aéroport international Jomo Kenyatta (JKIA) ainsi que la construction d’un nouveau terminal ou complexe aéroportuaire à partir de 2026.
Situé à Nairobi, le principal aéroport du pays fait aujourd’hui face à une saturation croissante et à une concurrence régionale accrue. L’objectif affiché par le gouvernement kényan est clair : renforcer la position de Nairobi comme hub aérien régional incontournable pour l’Afrique de l’Est, tout en soutenant la croissance du trafic passagers, du fret, du commerce et du tourisme.
Dans son allocution de Nouvel An, le président Ruto a déclaré vouloir lancer la construction d’un « aéroport moderne de classe mondiale » afin d’ancrer durablement le Kenya comme capitale régionale de l’aviation.
Le plan de développement repose sur plusieurs axes majeurs :
– Augmentation de la capacité totale à plus de 22 millions de passagers par an
– Construction d’un nouveau terminal capable d’accueillir entre 10 et 15 millions de passagers
– Ajout d’une deuxième piste, un élément clé pour améliorer la sécurité opérationnelle et réduire la dépendance actuelle à une piste unique
– Création d’une “Airport City”, intégrant zones commerciales, logistiques et services aéroportuaires
Selon la Kenya Airports Authority (KAA), ce projet permettra de désengorger significativement le JKIA, qui fonctionne déjà bien au-delà de sa capacité nominale.
D’après les chiffres communiqués par la KAA et relayés par Aviation Week, l’aéroport de Nairobi a accueilli environ 8,6 millions de passagers en 2025, alors que sa capacité théorique est estimée à 7,5 millions. Cette situation renforce l’urgence d’un nouvel investissement dans les infrastructures aéroportuaires.
Après l’abandon, en novembre 2024, d’un précédent projet d’expansion de 1,85 milliard de dollars avec le groupe indien Adani — annulé à la suite de recours juridiques et d’une forte contestation publique — le gouvernement kényan adopte désormais une nouvelle approche.
Les autorités ont confirmé leur volonté de faire appel à des investisseurs internationaux et à des partenariats public-privé (PPP) pour financer ce projet d’infrastructure stratégique, essentiel à la compétitivité aérienne du pays.
À travers cette initiative, le Kenya ambitionne non seulement de moderniser son principal aéroport, mais aussi de stimuler la croissance économique, renforcer les échanges régionaux et consolider son rôle central dans l’écosystème de l’aviation africaine.
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